
Je suis parti dans l’aube. L’air du printemps me bohémisant les sens, je déambulais. Je m’arrête à la société des alcools et m’achète une bouteille de bon rhum. Chez moi, je bois. À peine. Juste assez pour oublié la veille et que mon lit me semble soudainement l’alternative la plus confortable. Je m’étends et somnole. Je rêve. Je rêve de gens qui rêvent de moi. Je sens leur désir, comme une volonté de m’avoir auprès d’eux. Ma chaleur, mon corps devient leurs. Je n’ai nullement le pouvoir d’en faire autrement. Les femmes me chevauchent comme si je ne fus qu’un animal enchaîné. Parmi elles, j’en vis une. Une. Elle. Trop belle, même si je ne la voyais pas. Je ne la voyais pas parce qu’elle me regardait à travers un masque. Son plus grand plaisir provenait de mon impuissance à la reconnaître. Son pouvoir absorbait le mien. Mon énergie se vide et s’échappe à travers ses yeux. Ces yeux pourtant si familiers, comme si je les eux regarder un millier de fois, si près, prêt à y plonger toute mon âme, tout entière, et sans penser.
Mais tous me regardent, me disant, tout doucement, qu’un jour le rêve se terminera… Au soir de mon éveil…
À suivres…
Mais tous me regardent, me disant, tout doucement, qu’un jour le rêve se terminera… Au soir de mon éveil…
À suivres…
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